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Sur la vénération de la Mère de Dieu.

 Qui est la plus élevée dans l’Église céleste triomphante ? 

Parmi tous les anges et tous les saints de Dieu, la plus élevée et la plus glorifiée est la Mère de Dieu. C’est pourquoi les chrétiens l’honorent plus que tous et lui chantent : « Nous n’avons pas d’autre secours, pas d’autre espérance que Toi, ô Souveraine ! » Par là, les chrétiens expriment cette pensée : si la Mère de Dieu ne nous aide pas par ses prières, alors parmi les créatures, il n’y en a aucune plus élevée qu’Elle, et nous n’avons plus d’espoir d’intercession auprès du Christ Dieu.
 
Pourquoi les chrétiens l’appellent-ils « Mère de Dieu » (Théotokos) ?
 
Parce que même les prophètes ont prédit qu’Elle enfanterait Dieu dans la chair. « C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe, dit le prophète Isaïe : Voici, la vierge concevra et enfantera un fils, et on lui donnera le nom d’Emmanuel » (Ésaïe 7, 14), « ce qui signifie, explique l’Apôtre : Dieu avec nous » (Matthieu 1, 23). De même, Élisabeth, lorsqu’elle vit la Mère de Dieu, s’écria sous l’inspiration de l’Esprit de Dieu : « D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne vers moi ? » (Luc 1, 43). 

 

Sur quel fondement les chrétiens magnifient-ils la Mère de Dieu, l’exaltent-ils au-dessus de toutes les créatures et la béatifient-ils de toutes les manières ?
 
La Mère de Dieu elle-même nous l’a expliqué lorsqu’elle disait à la juste Élisabeth : « Mon âme magnifie le Seigneur, et mon esprit se réjouit en Dieu, mon Sauveur, parce qu’il a jeté les yeux sur l’humilité de sa servante. Car voici, désormais toutes les générations me diront bienheureuse, parce que le Puissant a fait pour moi de grandes choses… » (Luc 1, 46-49). Il est clair que toutes les générations chrétiennes béatifient la Mère de Dieu et la magnifient parce que cette grandeur a été donnée à la Mère de Dieu par Dieu lui-même.
 
Les sectaires magnifient-ils avec le Seigneur et béatifient-ils la Mère de Dieu ?
 
Non, ils ne la magnifient ni ne la glorifient, parce qu’ils ne sont pas chrétiens mais hérétiques. Les sectaires n’appellent pas la Toujours Vierge Marie « Mère de Dieu » ; ils l’appellent simplement Marie et la considèrent comme l’épouse de Joseph. Ce faisant, ils se réfèrent aux paroles de l’Évangile selon Matthieu (Matthieu 1, 16, 20, 21, 24, 25), où Joseph est appelé le mari de Marie et elle son épouse.
 
Étaient-ils réellement mari et femme au sens plein de ces termes ?
 
Non, Joseph était le mari putatif de la Mère de Dieu, car les gens « pensaient seulement » que le Christ était né d’un père charnel (Luc 3, 23). En réalité, la Mère de Dieu enfanta le Sauveur non pas de Joseph, mais du Saint-Esprit. Lorsque l’ange dit à la Toujours Vierge Marie qu’elle enfanterait le Sauveur, qui serait le Fils du Très-Haut, la Mère de Dieu dit à l’ange : « Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d’homme ? L’ange lui répondit : Le Saint-Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre ; c’est pourquoi l’être saint qui naîtra sera appelé Fils de Dieu » (Luc 1, 34-35).
 
Les sectaires ne sont-ils donc pas convaincus par ces paroles et n’honorent-ils pas la Toujours Vierge Marie comme Mère de Dieu ?
 
Les sectaires ne croient pas comme les chrétiens orthodoxes ; ils ne peuvent visiblement pas admettre qu’« aucune parole n’est impossible à Dieu » (Luc 1, 37).
 
Y a-t-il eu un temps où les chrétiens n’honoraient pas la Mère de Dieu ?
 
Non, il n’y a jamais eu un tel temps. Ils honorèrent la Mère de Dieu durant sa vie terrestre et encore davantage après sa glorieuse Dormition, lorsque son corps fut ressuscité par le Seigneur et emporté glorifié au ciel.
 
Que doit-on dire aux sectaires qui ne croient pas que la très pure Mère de Dieu a déjà été ressuscitée et glorifiée ?
 
Il faut forcer ces malheureux sectaires à montrer le corps de la Mère de Dieu. Les chrétiens ont conservé les reliques des saints de Dieu, ils ont conservé la robe de la Mère de Dieu – n’auraient-ils donc pas conservé les précieuses reliques de la Mère de Dieu, si elle n’avait déjà été ressuscitée et glorifiée ? Les chrétiens ont toujours hautement honoré la Mère de Dieu : ceci est prouvé par le fait qu’au premier siècle déjà, les chrétiens possédaient de nombreuses icônes de la Toujours Vierge Marie. Ces icônes sont encore conservées aujourd’hui dans les catacombes. Cela est prouvé même par des savants de croyances hérétiques qui ne vénèrent pas la Mère de Dieu. Et le témoignage favorable d’un ennemi est la preuve la plus forte.
 
Sur quel fondement les chrétiens demandent-ils les prières et l’intercession de la Mère de Dieu ?
 
Sur le fondement qu’Elle est la Mère du Sauveur. De son vivant déjà, elle intercédait auprès du Seigneur pour d’autres, et le Christ exauçait sa demande. Ainsi, elle intercèda pour les pauvres chez qui elle et le Sauveur se trouvaient aux noces, et le Seigneur satisfit sa demande en changeant l’eau en vin, dont on manquait (Jean 2, 1-11).
 
Que doit-on expliquer aux sectaires lorsqu’ils se justifient de ne pas vénérer la Mère de Dieu en disant que le Seigneur a dit : « Quiconque fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère » (Marc 3, 31-35) ?
 
Lorsque le Sauveur parlait au peuple, sa mère et ses frères putatifs (les fils de Joseph issus de sa défunte épouse) vinrent pour le voir. Ils voulaient momentanément détourner le Sauveur de l’enseignement du peuple pour s’entretenir de choses domestiques, mais le Seigneur plaça l’œuvre spirituelle au-dessus de l’œuvre domestique et dit que ses parents sont tous ceux qui font la volonté de Dieu.
 
Quant à la Mère de Dieu, elle est au-dessus de tous les hommes, comme l’a expliqué le Saint-Esprit par l’ange qui dit à la Toujours Vierge Marie : « Réjouis-toi, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi ; tu es bénie entre les femmes… Tu as trouvé grâce auprès de Dieu » (Luc 1, 28, 30).
 
Que répondre aux sectaires lorsqu’ils calomnient en disant que la Mère de Dieu aurait eu des enfants après le Christ Seigneur ?
 
Il faut dire que jamais personne ne pourra prouver que la Mère de Dieu ait eu des enfants autres que le Sauveur. La Mère de Dieu est restée Toujours Vierge, c’est-à-dire qu’elle était vierge avant la naissance, pendant la naissance et après la naissance du Seigneur. Le prophète Ézéchiel l’a prophétisé : « L’Éternel me dit : Cette porte sera fermée, elle ne s’ouvrira pas, et personne n’y passera, car l’Éternel, le Dieu d’Israël, y est passé, et elle restera fermée » (Ézéchiel 44, 2).
 
Sur quel fondement les chrétiens appellent-ils la Mère de Dieu « Reine du Ciel » ?
 
Le Christ est le Roi du ciel et de la terre, et naturellement sa mère est la Reine, et l’honneur doit lui être rendu comme à la Mère du Roi.
 
Que doit-on expliquer aux sectaires lorsqu’ils comparent follement la Mère de Dieu, que nous appelons Reine du Ciel, à astarté, et disent que le prophète Jérémie aurait dénoncé notre vénération de la Mère de Dieu, pour qui nous cuisons des petits gâteaux, c’est-à-dire des prosphores (Jérémie 44, 15-19) ?
 
Il faut expliquer aux sectaires que le prophète Jérémie dénonçait les Juifs qui vivaient à Pathros, en terre d’Égypte, parce qu’ils se prosternaient devant astarté (une idole), l’appelaient « la reine du ciel », lui offraient de l’encens, des libations et cuisaient des gâteaux à son effigie. Mais cela se passait à une époque où la Mère de Dieu n’existait pas encore. Ensuite, on ne peut pas assimiler une représentation idolâtrique à la Mère de Dieu, car astarté n’existe pas en réalité, tandis que la Toujours Vierge Marie existe ; elle a enfanté du Saint-Esprit le Fils de Dieu, le Roi du Ciel, et il est donc raisonnable de l’appeler Reine du Ciel.
 
Pourquoi les chrétiens prient-ils la Mère de Dieu en disant « sauve-nous », alors que c’est le Christ qui sauve, et non elle ?
 
La Mère de Dieu nous sauve par ses prières et par la grâce de son Fils. L’Apôtre Paul lui-même dit : « pour sauver quelques-uns d’entre eux » (Romains 11, 14). La Mère de Dieu ne pourrait-elle pas sauver d’autant plus ?!

 
Source : La Bonne Confession : Catéchisme orthodoxe antisectaire / N. Varjanski. – Reproduction, d’après l’édition de 1910. – Moscou : Blagovest, 1998. – 350 p. : ill.

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