-->

Du saint sacrement de l’Eucharistie (Sainte Communion)

Table des matières


Existe-t-il dans l’Église du Christ un moyen non seulement d’obtenir le pardon des péchés, mais aussi de se fortifier dans la vertu ?

Oui. Dans le sacrement de la pénitence, les croyants au Christ Sauveur reçoivent le pardon de leurs péchés. Dans le sacrement de l’Eucharistie (sainte Communion), lorsque l’homme désire sincèrement se délivrer de ses inclinations pécheresses et s’éloigner « de la corruption qui est dans le monde par la convoitise » (2 P 1, 4), le Seigneur lui accorde la vie éternelle, l’affermit dans la vertu et le rend « participant de la nature divine » (2 P 1, 4).

Comment s’opère cette participation miraculeuse à la nature divine ?

Elle s’opère par une nourriture céleste particulière que le Seigneur miséricordieux a accordée à son Église. Au cours de sa vie terrestre, le Sauveur promit d’accorder cette nourriture miraculeuse : « Travaillez, non pour la nourriture qui périt, mais pour celle qui demeure pour la vie éternelle, et que le Fils de l’homme vous donnera » (Jn 6, 27).

Qu’est donc cette nourriture céleste ?

Le Sauveur expliqua qu’il se donnerait lui-même en nourriture aux croyants : « Je suis le pain de vie » (Jn 6, 48).

Quelle est la propriété de cette nourriture miraculeuse promise ?

« Vos pères ont mangé la manne dans le désert, et ils sont morts ; mais le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne meurt pas. Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement ; et le pain que je donnerai, c’est ma chair, que je donnerai pour la vie du monde » (Jn 6, 49-51).

Quelle est l’importance de cette nourriture mystérieuse promise ?

Sans elle, l’homme est comme mort. Le Seigneur dit : « En vérité, en vérité, je vous le dis : si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme et ne buvez son sang, vous n’avez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. Car ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang est vraiment une boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi en lui. Comme le Père qui est vivant m’a envoyé, et que je vis par le Père, de même celui qui me mange vivra par moi. Tel est le pain qui est descendu du ciel. Il n’en est pas comme de la manne que vos pères ont mangée et qu’ils sont morts : celui qui mange ce pain vivra éternellement » (Jn 6, 53-58).

Quand le Seigneur a-t-il accordé cette nourriture céleste qu’Il avait promise ?

Le Seigneur accorda son Corps et son Sang en nourriture aux hommes lors de la Sainte Cène, sous les apparences du pain et du vin. « Pendant qu’ils mangeaient, Jésus prit du pain, et ayant rendu grâces, il le rompit et le donna aux disciples, en disant : Prenez, mangez, ceci est mon Corps. Puis, ayant pris une coupe et rendu grâces, il la leur donna, en disant : Buvez-en tous, car ceci est mon Sang, le sang de la nouvelle alliance, répandu pour la multitude en rémission des péchés » (Mt 26, 26-28).

Le Sauveur s’est-Il limité au mystère qu’Il avait lui-même célébré ?

Non, Il ne s’y est pas limité. « Faites ceci en mémoire de moi » (Lc 22, 19), dit le Seigneur, et par là il ordonna aux Apôtres et à leurs successeurs de célébrer le mystère du Corps et du Sang du Seigneur (1 Co 11, 24-25).

Le mystère du Corps et du Sang du Christ est-il célébré dans l’Église ?

Oui, il l’est, et cela depuis le commencement même de son existence. « La coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas communion au sang du Christ ? Le pain que nous rompons, n’est-il pas communion au corps du Christ ? » (1 Co 10, 16-17).

Jusqu’à quand doit-on célébrer le mystère du Corps et du Sang du Christ ?

Toujours, jusqu’à la seconde venue même du Christ. L’Apôtre Paul écrit aux Corinthiens : « Moi, en effet, j’ai reçu du Seigneur ce que je vous ai transmis : le Seigneur Jésus, la nuit où il fut livré, prit du pain, et, après avoir rendu grâces, le rompit et dit : Ceci est mon corps, qui est pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. De même, après le repas, il prit la coupe, en disant : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang ; faites ceci, toutes les fois que vous en boirez, en mémoire de moi. Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne » (1 Co 11, 23-26).

Comment les chrétiens considèrent-ils le mystère du Corps et du Sang du Seigneur ?

Les chrétiens l’ont toujours considéré et le considèrent comme le plus grand des mystères, et ils savent qu’il faut y participer comme à la plus grande des saintetés, avec une profonde vénération. « Celui donc qui mangera le pain ou boira la coupe du Seigneur indignement, sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur. Que chacun donc s’éprouve soi-même, et qu’ainsi il mange de ce pain et boive de cette coupe. Car celui qui mange et boit sans discerner le corps du Seigneur, mange et boit sa propre condamnation. C’est pour cela qu’il y a parmi vous beaucoup de faibles et de malades, et qu’un bon nombre sont morts » (1 Co 11, 27-30).

Les sectaires reconnaissent-ils le mystère du Corps et du Sang du Christ ?

Non, ils ne le reconnaissent pas. Chez les tolstoïens et la plupart des molokanes, il n’existe absolument aucune action qui ressemble, ne fût-ce que de loin, au mystère de la communion. Chez les baptistes, les pachkoviens et les adventistes, il existe un rite semblable à la communion chrétienne, mais lorsqu’ils le célèbrent, ils mangent du pain et boivent du vin sans les reconnaître comme le Corps et le Sang du Seigneur.

Pourquoi ne reconnaissent-ils pas la nécessité de manger précisément le Corps et le Sang du Christ ?

Parce qu’ils ne croient ni au Seigneur Sauveur, ni à la Sainte Écriture, mais seulement à eux-mêmes.

Comment montrer aux sectaires que leur compréhension du mystère du Corps et du Sang du Seigneur est erronée ?

Il faut leur demander : Mangez-vous la Chair du Fils de l’homme ? Buvez-vous son Sang ? Si non, alors vous n’avez pas la vie en vous.

Que répondent les sectaires à cela ?

Ils disent que, selon l’Écriture, il n’est pas nécessaire de manger précisément le Corps et le Sang du Seigneur, mais qu’il faut seulement manger du pain et boire du vin en mémoire du Seigneur.

Que dire à cela ?

Il faut leur rappeler les paroles du Sauveur : « En vérité, en vérité, je vous le dis : si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme et ne buvez son sang, vous n’avez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle, et moi, je le ressusciterai au dernier jour » (Jn 6, 53-54). Ici, le Seigneur parle de manger sa Chair et de boire son Sang, et non de consommer du pain et du vin, comme les sectaires le disent faussement. Et lors de la Sainte Cène, en donnant le pain et la coupe aux Apôtres, le Seigneur dit qu’il leur donne son Corps et son Sang, et non du pain et du vin : « Prenez, mangez, ceci est mon Corps… Buvez-en tous, car ceci est mon Sang » (Mt 26, 26-28).

N’est-il pas insensé de supposer que le Seigneur Tout-Puissant aurait trompé les Apôtres, et que, bien qu’il pût miraculeusement changer le pain en son Corps et le vin en son Sang, il ne l’aurait pas fait ?

Le Seigneur a véritablement donné son Corps et son Sang, comme l’atteste l’évangéliste et comme le confirme l’Apôtre Paul en disant : « Moi, en effet, j’ai reçu du Seigneur ce que je vous ai transmis… Ceci est mon corps… Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang » (1 Co 11, 23-25). Et plus loin, l’Apôtre dit en avertissant : « Celui donc qui mangera le pain ou boira la coupe du Seigneur indignement, sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur » (1 Co 11, 27). Cependant, les sectaires ne croient ni aux saints Apôtres, ni au Sauveur lui-même, comme si le Seigneur et ses disciples avaient trompé le monde entier.

Que disent les sectaires lorsqu’on leur montre les paroles claires du Sauveur sur son Corps et son Sang ?

Certains sectaires disent que le Seigneur, en distribuant le pain, montrait son propre Corps (qu’il allait livrer à la souffrance). Selon eux, le pain restait du pain, et le Seigneur parlait d’autre chose.

Que leur répondre ?

Ils sont des falsificateurs de l’Écriture. Le Sauveur disait du pain qu’il était son Corps, car le pain, après la bénédiction, devenait son Corps. S’il désignait son propre Corps, sur quoi montrait-il en disant « ceci est mon Sang » ? Se serait-il blessé ? C’est absurde. Il montrait la coupe de vin, miraculeusement changé par la puissance de l’action de grâces en son Sang.

Que disent-ils alors ?

Ils disent que le pain et le vin sont des « symboles » du Corps et du Sang.

Que leur répondre ?

Nulle part dans l’Écriture il n’est dit que le pain et le vin sont des symboles. Au contraire, l’Apôtre Paul dit : « La coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas communion au sang du Christ ? Le pain que nous rompons, n’est-il pas communion au corps du Christ ? » (1 Co 10, 16). Ce n’est pas un symbole, c’est une communion réelle.

Comment, demandent-ils, le pain et le vin peuvent-ils devenir le Corps et le Sang ?

Comment le bâton d’Aaron est-il devenu un serpent ? Comment l’eau est-elle devenue du sang en Égypte (Ex 7) ? Comment l’eau est-elle devenue du vin à Cana (Jn 2) ? Rien n’est impossible à Dieu.

Ils disent encore : « Nous avons été sanctifiés par l’offrande du corps de Jésus-Christ, faite une fois pour toutes » (He 10, 10), donc l’Eucharistie est inutile.

De même que les participants aux sacrifices de l’Ancien Testament se nourrissaient de leurs sacrifices, de même nous nous nourrissons du sacrifice unique du Christ dans l’Eucharistie. L’Apôtre Paul dit : « Nous avons un autel » (He 13, 10). Et il parle de cette nourriture en (1 Co 10, 16).

Ils citent enfin : « C’est l’Esprit qui vivifie, la chair ne sert de rien » (Jn 6, 63). Donc, disent-ils, le Corps du Christ est inutile.

Le Sauveur y explique comment comprendre ses paroles : ce n’est pas une compréhension charnelle, mais spirituelle. Les paroles du Seigneur sont « esprit et vie » (Jn 6, 63). Les Apôtres, eux, ont compris, ont reçu le Corps et le Sang, ont célébré l’Eucharistie, et nous ont transmis la liturgie – celle de Jacques, de Marc, de Pierre.


Source : Dobroe Ispovedanie (La Bonne Confession), Catéchisme orthodoxe anti-sectaire, N. Varjanski, réédition de l’édition de 1910, Moscou, Blagovest, 1998, 350 p.

Pourquoi la Bible, et non le Coran, est la véritable parole de Dieu ?

Père Daniel Sysoev : J’ai une question pour Monsieur Viatcheslav. Je n’ai toujours pas compris quels arguments il avance en faveur du f...