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La nouvelle doctrine dogmatique romano-catholique, adoptée par le Concile Vatican II

Table des matières

1. Essence du nouveau dogme

Question : Pourquoi Vatican II est-il une étape charnière ?

Réponse : Vatican II (1962-1965) a adopté une nouvelle doctrine dogmatique sur l’Église, Dieu, le salut et la Révélation, exprimant la politique œcuménique interreligieuse (ou supra-œcuménique) du romano-catholicisme et sa métamorphose du christianisme en un nouveau paganisme.

Q : Quel est le sens principal du nouvel enseignement ?

R : Vatican II a proclamé une Église universelle unique, dans laquelle entrent et doivent entrer, de différentes manières, tous les chrétiens ainsi que les croyants des religions non-chrétiennes, où le salut peut se produire par différentes voies, conformément à la foi de la personne.

Q : Selon ce dogme, faut-il que les non-chrétiens abjurent leur foi pour être sauvés ?

R : Non, le dogme souligne au contraire les différentes voies de salut.

Q : Comment concilier la foi en Jésus-Christ comme unique Sauveur avec le salut dans d’autres religions ?

R : Le pape Jean-Paul II, se référant aux décisions de Vatican II, parle des « semina Verbi » (semences du Verbe) qui se trouveraient dans toutes les religions. Le Saint-Esprit agirait de manière fructueuse en dehors de l’organisme visible de l’Église, en s’appuyant sur ces semences.

2. La « parenté spirituelle » entre chrétiens et juifs

Q : Que dit le concile sur ce sujet ?

R : Il parle des liens unissant spirituellement le peuple de la Nouvelle Alliance à la descendance d’Abraham. Jean-Paul II qualifiait les juifs de « frères aînés dans la foi ».

Q : Cela correspond-il à l’Écriture ?

R : Non. Jésus a prédit que les « fils du royaume » (les juifs incrédules) seraient jetés dans les ténèbres extérieures (Matthieu 8, 11-12) et que le royaume leur serait enlevé (Matthieu 21, 43). L’Apôtre Paul dit que les branches incrédules ont été retranchées (Romains 11, 20). La foi des chrétiens et des juifs n’a aucun lien spirituel : les juifs rejettent la Trinité, la divinité de Jésus-Christ, et tiennent des propos blasphématoires.

3. La proximité spirituelle entre chrétiens et musulmans

Q : Qu’en est-il des musulmans ?

R : Vatican II déclare qu’ils « adorent le Dieu unique », que Jésus est vénéré comme prophète et sa mère vierge, et qu’ils attendent le jugement dernier. Le pape Jean-Paul II les considérait comme un exemple de proximité religieuse.

Q : Est-ce vrai ?

R : Non. Les musulmans rejettent la Trinité, la divinité et la crucifixion du Christ, le salut par son sacrifice et sa résurrection. Leur « Dieu unique » (Allah) n’est pas la Sainte Trinité, et leur vénération de Jésus diffère totalement de la foi chrétienne. Leurs « vertus » n’ont aucun lien avec le christianisme.

4. La proximité spirituelle entre chrétiens et païens

Q : Et avec les païens ?

R : Le concile voit des « semences de contemplation » dans les diverses religions non-chrétiennes, reflétant un rayon de la vérité qui illumine tous les hommes. Cela concernerait l’hindouisme, le bouddhisme et d’autres.

Q : Est-ce compatible avec la foi chrétienne ?

R : Non. L’apôtre Paul appelle les païens « idolâtres » et leurs sacrifices « des sacrifices aux démons » (1 Corinthiens 10, 20). Leurs dieux et leurs cultes sont des mensonges et des abominations. Les déclarer spirituellement proches ou reconnaître des « semences de vérité » en eux est une insulte au christianisme.

5. Le salut en dehors du christianisme

Q : Le concile admet-il le salut pour les non-croyants ?

R : Oui, il affirme que « ceux qui, sans faute de leur part, ignorent l’Évangile du Christ, mais cherchent Dieu d’un cœur sincère » peuvent obtenir le salut éternel.

Q : Est-ce correct ?

R : Non. Le salut vient uniquement de la foi en Jésus-Christ (Actes 4, 12 ; Jean 3, 36). Les religions païennes ne mènent pas à Dieu, mais sont une séparation d’avec lui. Affirmer le contraire prive l’exploit salvifique du Christ de son sens unique.

6. Innovations de Vatican II et leurs contradictions avec le christianisme

Q : En quoi ces innovations sont-elles anti-chrétiennes ?

R : Elles contredisent fondamentalement la Révélation divine. Le Christ est le seul Sauveur (Actes 4, 12), l’Église est son corps unique (Éphésiens 1, 22-23 ; Colossiens 1, 18, 24), la grâce de l’Esprit Saint n’agit pas en dehors de l’Église. L’Église primitive ne reconnaissait aucune « spiritualité » en dehors du christianisme. Le jugement dernier sera selon la foi et les œuvres accomplies au Christ (Matthieu 25, 31-46). Les réformes de Vatican II sont un reniement du christianisme.

Pourquoi la Bible, et non le Coran, est la véritable parole de Dieu ?

Père Daniel Sysoev : J’ai une question pour Monsieur Viatcheslav. Je n’ai toujours pas compris quels arguments il avance en faveur du f...