Qu’est-ce que la consécration de l’eau par l’Église ?
La consécration de l’eau est un sacrement par lequel l’Église du Christ sanctifie l’eau, implorant pour elle l’action purificatrice de la Trinité consubstantielle, priant pour que l’eau soit un don de sanctification, une délivrance des péchés, qu’elle serve à la guérison de l’âme et du corps, conduise à la vie éternelle et chasse toute attaque des ennemis visibles et invisibles ; en un mot, qu’elle produise toute sorte de bienfaits.
Comment l’eau peut-elle avoir une telle puissance ?
Par la grâce toute-puissante de Dieu, donnée selon la foi de l’Église. Dans l’Ancien Testament, il existait une eau sainte (Nb 19) qui purifiait la souillure extérieure. Ensuite, le Seigneur accorda à son peuple une source guérisseuse : il y avait à Jérusalem, « près de la porte des brebis, une piscine appelée en hébreu Béthesda … Un ange du Seigneur descendait de temps en temps dans la piscine et agitait l’eau ; et celui qui y descendait le premier après l’agitation de l’eau était guéri, quelle que fût sa maladie » (Jn 5, 2.4). Plus parfaite que cette eau, qui guérissait les maux corporels, est l’eau sanctifiée du Nouveau Testament, qui reçoit la grâce de guérir non seulement les maladies du corps, mais aussi les affections de l’âme.
Comment l’eau bénite peut-elle guérir l’âme ?
Par la grâce de Dieu, elle dispose notre corps et notre âme de telle sorte que nous nous détournons de nos convoitises impies, que nos péchés perdent leur douceur et que nous nous disposons à la pureté et à l’intégrité[^8].
Quelle propriété extérieure distinctive l’eau bénite possède-t-elle ?
Elle se conserve plusieurs années dans des récipients sans se corrompre.
Les sectaires reconnaissent-ils l’eau bénite ?
Si l’eau bénite chasse les démons, comment les amis des démons – les sectaires – pourraient-ils l’aimer ? Il est clair qu’ils la haïssent.
Combien y a-t-il d’ordres de la consécration de l’eau dans l’Église du Christ ?
Deux : « l’ordre de la petite consécration de l’eau », généralement associé à la prière de l’office des « moliebens » (prières d’intercession), et célébré également les jours des fêtes patronales ou des fêtes de temple ; et « l’ordre de la grande consécration de l’eau », célébré à la veille de la fête de la Théophanie (Baptême du Seigneur).
Notes
[^8] Des recherches contemporaines ont prouvé que l’eau peut conserver une information, être structurée – et donc bénéfique, ou non structurée – nuisible à la vie. Il a été prouvé que la prière met en ordre la structure des « clusters » (agrégats de molécules) qui la composent. Même une parole sainte non prononcée, mais écrite sur le récipient contenant l’eau, la sanctifie (met en ordre) ; une sainte image possède la même propriété. Inversement, les paroles négatives, les images, et même les émotions et les pensées – « déchargent » l’eau, la rendent informe et porteuse d’une information désordonnée, voire négative. Cela détruit l’organisme – Note Sm.
Source : Dobroe Ispovedanie (La Bonne Confession), Catéchisme orthodoxe anti-sectaire, N. Varjanski, réédition de l’édition de 1910, Moscou, Blagovest, 1998, 350 p.