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Du mystère de la pénitence (confession)

Table des matières


Qu’est-ce que le mystère de la pénitence ?

Le mystère de la pénitence est un mystère de l’Église par lequel l’évêque ou le prêtre remet au pénitent ses péchés, après qu’il les a confessés.

Ce mystère existait-il déjà dans l’Ancien Testament ?

Dans l’Ancien Testament, ce mystère n’était que préfiguré. Ses figures étaient les sacrifices pour le péché et les holocaustes, ainsi que le rite du bouc émissaire. Voici comment le Seigneur ordonna d’accomplir ce rite. Après la purification du sanctuaire, de la tente de la rencontre et de l’autel, le grand-prêtre « amènera le bouc vivant. Aaron posera ses deux mains sur la tête du bouc vivant, confessera sur lui toutes les iniquités des enfants d’Israël et toutes leurs transgressions, tous leurs péchés, et il les mettra sur la tête du bouc, puis il le chassera dans le désert par un homme qui se tiendra prêt. Le bouc emportera sur lui toutes leurs iniquités dans une terre déserte » (Lv 16, 20-22).

Que préfiguraient ces rites de l’Ancien Testament ?

Le bouc émissaire sur lequel on confessait les péchés du peuple, ainsi que les sacrifices pour le péché en général, préfiguraient le Christ, qui pardonnerait les péchés et prendrait sur lui les péchés du monde. C’est pourquoi Jean le Baptiste dit du Christ Jésus : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde » (Jn 1, 29).

De quelle manière le Seigneur a-t-Il délivré les hommes de leurs péchés ?

D’abord, le Sauveur lui-même, pendant sa vie terrestre, pardonnait les péchés aux hommes. Par exemple, il dit au paralytique : « Mon enfant, tes péchés te sont pardonnés » (Mc 2, 5).

Ensuite, le Seigneur promit aux Apôtres de leur accorder, à eux et à leurs successeurs, le pouvoir de pardonner les péchés : « En vérité, je vous le dis : tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel » (Mt 18, 18).

Le Seigneur a-t-Il réellement accordé ce pouvoir de pardonner les péchés ?

Après sa passion pour les péchés des hommes, après sa victoire sur le diable, le Seigneur ressuscité accorde le pouvoir de pardonner les péchés aux Apôtres et à leurs successeurs. Le Seigneur « souffla sur eux et leur dit : Recevez l’Esprit Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis ; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus » (Jn 20, 22-23).

Dès que l’Église du Christ commença à exister sur terre, les Apôtres, puis leurs successeurs, commencèrent à remettre aux hommes leurs péchés ; et c’est ce mystère que l’on appelle la pénitence.

Quelle est la condition indispensable pour obtenir le pardon des péchés dans le mystère de la pénitence ?

Pour obtenir le pardon des péchés dans le mystère de la pénitence, il est nécessaire que l’homme confesse ses péchés, qu’il se repente sincèrement et de tout cœur de ses péchés devant le Seigneur, en présence du prêtre ou de l’évêque, et qu’il exprime le désir d’améliorer sa vie. C’est pourquoi il est dit dans les Actes des Apôtres que « beaucoup de ceux qui avaient cru venaient confessant et déclarant ce qu’ils avaient fait » (Ac 19, 18-19).

Les sectaires reconnaissent-ils le mystère de la pénitence ?

Non, ils ne le reconnaissent pas. Ils ne confessent pas leurs péchés devant les pasteurs légitimes, ils n’en reçoivent pas le pardon, et ils meurent, les malheureux, avec leurs péchés.

Par quoi les sectaires justifient-ils leur rejet du mystère de la confession ?

Ils disent que Dieu seul peut pardonner les péchés, et non les prêtres.

Cette justification est-elle fondée ?

Non, elle n’est pas fondée, car le Seigneur a clairement dit aux Apôtres et à leurs successeurs : « Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis ; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus » (Jn 20, 23). Les sectaires n’ont pas de véritable sacerdoce, qui vient par succession ininterrompue des Apôtres ; dans leur communauté, ils n’ont pas d’envoyés du Christ devant qui ils pourraient confesser leurs péchés. C’est pourquoi ils rejettent le mystère ecclésial de la pénitence.

Quelle justification les sectaires apportent-ils pour eux-mêmes ?

Ils disent que non seulement les prêtres, mais tous les hommes en général doivent se pardonner mutuellement leurs offenses.

Que faut-il répondre aux sectaires sur ce raisonnement ?

Il faut leur dire que le pardon mutuel des offenses est effectivement nécessaire et exigé par la foi orthodoxe, mais que cela ne suffit pas. Il faut encore confesser ses péchés devant le pasteur et recevoir de lui la rémission des péchés, comme le Seigneur l’a ordonné (Jn 20, 23). Le pardon mutuel entre les hommes ne remplace pas le pouvoir donné par le Christ aux Apôtres de lier et de délier.

Les sectaires ne cherchent-ils pas des justifications dans l’Écriture ?

Ils citent ces paroles : « Mes petits enfants, je vous écris cela pour que vous ne péchiez pas. Mais si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste. Il est lui-même la victime de propitiation pour nos péchés, et non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier » (1 Jn 2, 1-2) ; et encore : « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner et pour nous purifier de toute iniquité » (1 Jn 1, 9).

Ces paroles de l’Écriture justifient-elles les sectaires ?

Non, elles ne les justifient pas. Car le Seigneur nous pardonne nos péchés selon l’ordre qu’il a lui-même établi, à savoir par l’intermédiaire des pasteurs légitimes. C’est pourquoi l’Apôtre Jean dit que nous devons « confesser nos péchés » (1 Jn 1, 9). La confession n’est pas seulement une affaire privée entre l’homme et Dieu ; elle est faite devant l’Église, par l’intermédiaire de ceux qui ont reçu le pouvoir de lier et de délier. Si le Sauveur avait voulu pardonner les péchés sans l’intermédiaire des pasteurs, il n’aurait pas promis ce pouvoir aux Apôtres et à leurs successeurs (Mt 18, 18). Le pardon de Dieu n’exclut pas le ministère de l’Église ; il s’y accomplit.


Source : Dobroe Ispovedanie (La Bonne Confession), Catéchisme orthodoxe anti-sectaire, N. Varjanski, réédition de l’édition de 1910, Moscou, Blagovest, 1998, 350 p.

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