Table des matières
Question : Quel est l’enseignement patristique sur la procession du Saint-Esprit ?
Réponse : Le Symbole de Nicée-Constantinople (325 et 381), fondement inébranlable de la foi orthodoxe, dit : (Je crois) « et au Saint-Esprit, Seigneur et vivifiant, qui procède du Père ». Cet enseignement a été donné à son Église par Jésus-Christ lui-même, témoigné par les Apôtres et confirmé par les Conciles œcuméniques.
Q : Comment le romano-catholicisme confesse-t-il la procession du Saint-Esprit ?
R : L’Église catholique confesse que le Saint-Esprit « procède du Père et du Fils ». L’ajout « et du Fils » – filioque – a été officiellement introduit dans le Symbole de foi par le pape Benoît VIII en 1014, unilatéralement et sans débat conciliaire œcuménique.
Q : Quelle fut la raison de l’adoption du filioque ?
R : Elle fut précédée par de longues pressions du pouvoir séculier (l’empereur Charlemagne, le roi Henri Ier) sur les papes, l’introduction spontanée du filioque dans le Symbole par certaines Églises occidentales (VIe-Xe siècles), et le désir des papes eux-mêmes de jouer un rôle magistériel prépondérant.
Q : Comment les catholiques justifient-ils leur doctrine ?
R : Ils justifient le filioque en affirmant que le Fils est consubstantiel au Père et que, par conséquent, tout ce qui appartient au Père appartient aussi au Fils.
Q : Que dit l’Écriture Sainte sur la procession du Saint-Esprit ?
R : Sur la procession du Saint-Esprit du Père seul, Jésus-Christ lui-même parle clairement : « Quand viendra le Consolateur, que je vous enverrai de la part du Père, l’Esprit de vérité, qui procède du Père, il rendra témoignage de moi » (Jean 15, 26).
Q : À quel point l’introduction du filioque est-elle grave ?
R : Le filioque constitue un précédent ouvrant la porte à d’autres innovations. Il viole la monarchie du Père comme unique source de la divinité, conduit au dualisme et rompt l’indivisibilité de la Sainte Trinité.
Q : Quelle conséquence pratique l’adoption du filioque a-t-elle eue ?
R : Le filioque fut l’une des causes principales de la séparation de l’Église d’Occident d’avec l’orthodoxie en 1054.
Q : Que dire de cette doctrine ?
R : Cette doctrine contredit les paroles du Seigneur Dieu lui-même, nuit irréparablement au christianisme, est fausse et hérétique.