Y avait‑il dans l’Ancien Testament des prophéties sur le culte de la Croix du Christ ?
Dans l’Ancien Testament, il a été prédit tout ce par quoi et comment le Seigneur nous a sauvés. Il y avait aussi des prophéties et des préfigurations de la Croix du Christ et de son culte.
Quelles prophéties trouvons‑nous dans les Écritures sur la Croix du Christ et son culte ?
Le psalmiste David priait le Seigneur : « Accorde à ceux qui Te craignent un étendard pour qu’ils l’élèvent pour la vérité, afin que Tes bien‑aimés soient délivrés » (Ps. 59:6, 7).
Aussi, le prophète Isaïe prédisait que le Seigneur « élèvera un étendard devant les nations et rassemblera les exilés d’Israël, et convoquera les Juifs dispersés des quatre coins de la terre » (Is. 11:12).
Sur la Croix du Seigneur parle aussi le sage Salomon, et précisément ainsi : « Béni soit l’arbre par lequel vient la justice » (Sages 14:7).
Et le prophète Isaïe indique encore la composition à trois éléments de la Croix du Christ et sa gloire : « La gloire du Liban viendra vers toi, le cyprès, le pin et le cèdre ensemble, pour orner le lieu de Mon sanctuaire, et Je glorifierai le lieu de Mes pieds. Et vers toi viendront avec soumission les fils de ceux qui t’ont opprimé, et tomberont aux pieds de tes pas tous ceux qui t’ont méprisé, et on t’appellera la ville du Seigneur, le Sion du Saint d’Israël » (Is. 60:13, 14). La Croix, en effet, selon la tradition, fut faite de cyprès, de pin et de cèdre, et devint l’ornement du temple de Dieu. De nombreux païens ont adopté le christianisme et, ainsi, ont adoré et adorent la Croix du Christ — le lieu glorifié des pieds du Seigneur.
Quels préfigurations de la Croix du Christ trouvons‑nous dans les Écritures ?
Il y a beaucoup de préfigurations de la Croix du Christ dans les Écritures. La plus importante d’entre elles est la suivante : le Seigneur délivra les premiers‑nés d’Israël de la mort, donnant cette commande : « Qu’ils prennent du sang et en oignent les deux montants et le linteau des portes dans leurs maisons… Et le sang sera pour vous un signe sur les maisons où vous serez ; et Je verrai le sang et je passerai outre vous, et il n’y aura pas parmi vous de plaie destructrice lorsque Je frapperais le pays d’Égypte » (Ex. 12:7, 13). De même que les montants et le linteau des portes oints du sang de l’agneau pascal protégeaient les Juifs de la perdition, ainsi la Croix du Seigneur, teinte du sang de l’Agneau immaculé et pur — du Christ — protège les chrétiens de la mort spirituelle et des attaques du diable.
La Croix avec le Sauveur crucifié fut aussi préfigurée par les bras étendus de Moïse pendant la guerre des Israélites contre les Amalécites. « Lorsque Moïse levait ses mains, Israël l’emportait ; et lorsqu’il abaissait ses mains, Amalek l’emportait… Et ses mains restèrent levées jusqu’au coucher du soleil. Et Josué abattit Amalek et son peuple » (Ex. 17:11–13). De même, par la crucifixion en forme de croix du Seigneur, ou par le signe de cette crucifixion, les chrétiens abattent l’Amalécite spirituel, notre ennemi — le diable et ses troupes.
La Croix du Seigneur fut préfigurée par le serpent d’airain élevé sur un étendard dans le désert. Pour la murmuration des Israélites, « le Seigneur envoya sur le peuple des serpents venimeux, qui mordaient le peuple, et un grand nombre du peuple d’Israël mourut… Et Moïse pria pour le peuple. Et le Seigneur dit à Moïse : Fais‑toi un serpent d’airain et élève‑le sur un étendard, et quiconque aura été mordu, en regardant vers lui, vivra. Et Moïse fit un serpent d’airain et l’éleva sur un étendard, et lorsqu’un serpent mordait un homme, il regardait vers le serpent d’airain et restait en vie » (Nombres 21:6, 8, 9). Et le Sauveur indiqua que le serpent d’airain élevé préfigurait Lui‑même : « Comme Moïse éleva le serpent dans le désert, ainsi faut‑il que le Fils de l’homme soit élevé, afin que quiconque croit en Lui ne périsse point, mais ait la vie éternelle » (Jn. 3:14, 15). Ainsi, de même que celui qui était mordu par un serpent dans le désert était guéri en regardant avec foi vers le serpent d’airain sur l’étendard, de même sont délivrés de la maladie spirituelle et de la mort spirituelle ceux qui sont blessés par le diable et regardent avec foi vers la Croix avec l’image du Sauveur crucifié.
Comment les chrétiens se rapportent‑ils à la Croix du Christ ?
En se souvenant des souffrances du Seigneur sur la Croix et de Sa victoire sur le diable, les chrétiens honorent la Croix du Christ elle‑même comme moyen de notre salut.
N’est‑il pas contraire à la raison d’honorer la Croix du Christ, qui fut l’instrument d’une mort honteuse ?
La Croix était l’instrument d’une mort honteuse jusqu’à ce qu’elle devînt le moyen de notre salut. Mais lorsque le Christ souffrit, comme il avait été prédit de Lui (Ac. 3:18), sur la Croix, mourut, ressuscita et ainsi nous sauva, alors la Croix devint un instrument victorieux, désirable pour les chrétiens. Le diable voulait perdre le Christ et choisit la Croix comme instrument, mais le Seigneur, par Sa mort, vainquit le diable, et ainsi la Croix devint pour le Christ un instrument victorieux dans Sa lutte contre le tentateur. De même qu’à la guerre, si l’on vainc l’ennemi, on s’empare de ses armes, et elles ne sont plus effrayantes pour les vainqueurs, mais joyeuses, et les vainqueurs s’en enorgueillissent, ainsi l’effrayant instrument de mort — la Croix — après que le Seigneur en eut abattu le diable, cessa d’être effrayant pour les chrétiens qui vainquent le diable, mais devint désirable et suscita en eux des sentiments joyeux. C’est pourquoi l’Apôtre dit que pour la mort sur la Croix le Seigneur a été exalté : Il « s’est humilié Lui‑même, étant devenu obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la Croix. C’est pourquoi Dieu L’a exalté » (Phil. 2:8, 9).
Est‑il dit dans les Écritures que le Seigneur, précisément par la Croix, a humilié le diable ?
L’Apôtre Paul écrit aux chrétiens d’origine juive que le Seigneur a posé « par la mort d’ôter le pouvoir à celui qui a la domination de la mort, c’est‑à‑dire au diable, et délivrer ceux qui, par la crainte de la mort, étaient tenus en esclavage toute leur vie » (Héb. 2:14, 15).
Dans une autre épître, l’Apôtre écrit que Dieu « a effacé par le Christ le chirographé qui était contre nous, qui était en vigueur contre nous, et Il l’a retiré du milieu et l’a cloué à la Croix ; ayant ôté le pouvoir aux autorités et aux puissances, Il les a publiquement exposées au ridicule, triomphant d’elles par Lui‑même » (Col. 2:14, 15).
C’est pourquoi la prédication du christianisme était une prédication du Crucifié et de la Croix du Christ. « J’ai décidé, – écrit l’Apôtre Paul, – de ne rien savoir parmi vous sinon Jésus‑Christ, et Jésus‑Christ crucifié » (1 Cor. 2:2).
Comment les incroyants, Juifs et païens, se sont‑ils rapportés à cette prédication apostolique ?
« Nous, – dit l’Apôtre, – prêchons Christ crucifié, ce qui est une offense pour les Juifs, et une folie pour les Grecs » (1 Cor. 1:23).
Comment les chrétiens doivent‑ils se raporter à une prédication qui paraît étrange aux incroyants ?
Pour les chrétiens, la prédication du Crucifié et de la Croix du Christ doit susciter la joie : « La parole de la Croix, – dit l’Apôtre, – est une folie pour ceux qui périsent, mais pour nous qui sommes sauvés, c’est la puissance de Dieu » (1 Cor. 1:18). Dans un autre passage, l’Apôtre Paul écrit : « Quant à moi, je ne veux me glorifier que par la Croix de notre Seigneur Jésus‑Christ » (Gal. 6:14).
Les sectaires se glorifient‑ils de la Croix du Christ ?
Les sectaires haïssent la Croix du Christ et la nomment « un billot » ou « une potence ».
Que disent les sectaires pour se justifier, si on leur fait remarquer leur haine diabolique envers la Croix du Sauveur ?
Les sectaires disent généralement qu’ils, bien qu’ils rejettent la Croix visible du Christ, aiment cependant la Croix spirituelle du Sauveur, à savoir Ses souffrances.
Pourquoi considérons‑nous l’autel du Nouveau Testament — la Croix du Seigneur — comme une grande sainte ?
L’autel de l’Ancien Testament, sur lequel étaient offerts des sacrifices selon la loi de Moïse, était considéré comme « une grande sainte ». Le Seigneur ordonna de oindre de l’huile sainte « l’autel des holocaustes et tous ses ustensiles, et dit à Moïse : sanctifie‑les, et ce sera une grande sainte ; tout ce qui y touchera sera sanctifié » (Ex. 30:28, 29 ; cf. Lév. 8). Le sang pris sur l’autel de l’Ancien Testament sanctifiait tout. « Prends le sang, – dit le Seigneur à Moïse, – qui est sur l’autel, et l’huile de l’onction, et asperge Aaron et ses vêtements, ses fils et les vêtements de ses fils avec lui, et ils seront sanctifiés, lui et ses vêtements, ses fils et leurs vêtements » (Ex. 29:21). Si l’autel de l’Ancien Testament, sur lequel on offrait des animaux, était « une grande sainte », et que le sang de cet autel sanctifiait tout, combien plus est l’autel du Nouveau Testament une sainteté suprême, teint du sang très pur du Sauveur Lui‑même ?!
La Croix vivifiante du Christ peut‑elle sanctifier ?
Si tout ce qui était apporté à l’autel de l’Ancien Testament était sanctifié, combien plus l’autel du Nouveau Testament — la Croix du Christ — a‑t‑il le pouvoir de sanctification !
Il est impossible que les premiers chrétiens aient jeté comme des choses inutiles les « foulards et ceintures » de l’Apôtre Paul par lesquels des miracles étaient accomplies. D’autant plus les chrétiens ne pouvaient‑ils pas et ne peuvent‑ils pas être indifférents, voire hostiles, envers la Croix du Seigneur, sanctifiée par le Sang du Sauveur.