Parmi les trésors conservés par les chrétiens se trouvent d'anciens manuscrits qui remontent à une époque historique bien antérieure de plusieurs générations à l'apparition de l'islam. Parmi eux :
Le Codex Alexandrinus (manuscrit d'Alexandrie), ainsi nommé d'après la ville où il fut écrit. Il fut offert au roi d'Angleterre Charles Ier par le patriarche de Constantinople Cyrille en 1628 après J.-C. Cyrille l'avait apporté avec lui d'Alexandrie, où il avait été patriarche auparavant. Écrit en grec, il contient tous les livres de la Bible, tant de l'Ancien que du Nouveau Testament. Sur la première page, dans les marges, il est indiqué que le livre tout entier a été copié à la main par une noble Égyptienne nommée Takla vers l'an 325 après J.-C. Le patriarche Cyrille a annoté de sa propre main que, selon lui, cette date est correcte. Le document est écrit d'une écriture claire sur parchemin, chaque feuille est divisée en deux colonnes, et chaque colonne contient 50 lignes. Actuellement, il se trouve au British Museum de Londres.
Le Codex Vaticanus (manuscrit du Vatican) est ainsi nommé car il est conservé à la bibliothèque du Vatican. Il est écrit sur un parchemin de qualité supérieure, d'une écriture fine, claire et régulière. Chaque page comporte trois colonnes de 42 lignes chacune. Cette copie contient tous les livres de la Bible en grec. Les savants estiment qu'il a été écrit vers l'an 300 après J.-C.
Le Codex Sinaïticus (manuscrit du Sinaï), qui rivalise avec le Vaticanus par son âge et est peut-être même un peu plus ancien que ce dernier. La comparaison de ces textes revêt une très grande importance. Il est appelé Sinaïticus parce qu'il fut découvert sur le mont Sinaï, au monastère Sainte-Catherine, par le savant Tischendorf en 1844. La copie est écrite d'une écriture régulière, grande et claire, sur un parchemin fin ; chaque page comporte quatre colonnes. Il fut offert par le savant au tsar Alexandre de Russie et resta en Russie jusqu'à la révolution, lorsqu'il fut vendu au British Museum de Londres, où il est conservé jusqu'à ce jour.
Le Manuscrit d'Éphrem se trouve à la Bibliothèque nationale de Paris. Il contient tous les livres de la Bible en grec. Il est écrit sur parchemin d'une belle écriture, sans signes de ponctuation ni espaces ; la première lettre de chaque ligne est plus grande que toutes les autres. Il date approximativement de l'an 450 après J.-C.
Tous ces anciens manuscrits répondent à ceux qui voudraient considérer l'Écriture Sainte comme une falsification, et montrent qu'elle est fiable, car elle a été écrite avant le Coran. La Bible que nous utilisons aujourd'hui ne diffère en rien des anciennes copies.
Iskander Jadid. Éditions « La Lumière sur l’Orient », Kornthal, RFA, 1985.